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Notre laboratoire

Que ce soit un échantillon de grains à analyser ou un lot de grains livré dans les silos chez Agri-Fusion, nous suivons toujours avec rigueur la méthode d'analyse physico-chimiques des éléments suivants : taux d'humidité, taux d'impuretés, la teneur en protéines, le temps (indice) de chute, le poids spécifique et la vomitoxine afin de contrôler la qualité selon les normes canadiennes.

Taux d’impuretés
Le taux d’impuretés est déterminé en passant un échantillon de blé représentatif sur un tarrare (Tarrare Carter).

Poids spécifique
Ensuite, on test son poids spécifique. Pour ce faire, on dépose l’échantillon dans un entonnoir et on verse le tout dans une tasse cylindrique de 0.5L que l’on nivèle. Le poids de grains contenu dans la tasse, après conversion, nous donne le poids spécifique du blé.

Taux d’humidité
Ce poids est largement affecté par l’humidité du grain. En effet, un grain humide est gonflé d’eau et prend beaucoup d’espace dans la tasse, ce qui fait diminuer sa valeur de poids spécifique. La teneur en eau du blé est déterminée avec un humidimètre.

Classement
Finalement, l’échantillon est évalué selon les facteurs de classement; il y en a 51. Ces facteurs sont, entre autre, les grains fusariés, germés, pourris, l’ergot, la carrie du blé, et nous en passons toute une liste.

Vomitoxines
Au Québec, les années humides durant la floraison, la prolifération des fusarium, un champignon pouvant produire une toxine nocive, est importante. En fait, il existe plusieurs variétés de fusarium, mais elles ne produisent pas toutes cette toxine (déoxynivalénol) qui peut faire vomir si consommée à des taux très élevés. Puisqu’elle est réglementée par l’agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), nous la contrôlons à différentes étapes de notre procédé de transformation. De ce fait, la présence de fusariose (maladie du blé qui est ravagé par un fusarium) est vérifiée lors du classement, et le taux de toxine est aussi mesuré sur chaque échantillon.

Méthode pour mesurer le Deoxynivalénol (DON) ou vomitoxine
Nous sommes équipés pour mesurer le taux de toxine de deux méthodes différentes : le protocole court et le protocole long. Pour les deux méthodes, il faut préalablement préparer un broyat de blé à l’aide d’un moulin à marteau. Ensuite, nous mélangeons le broyat obtenu avec une certaine quantité d’eau distillée et nous mélangeons long temps. La toxine, si présente dans l’échantillon, se solubilisera dans l’eau.

LabAccuScan Le protocole court consiste donc à mélanger l’eau obtenue avec un substrat, d’y insérer une bandelette et de mesurer le résultat obtenu sur un appareil. De cette façon, tout comme un test de grossesse, nous mesurons la présence ou non de la toxine afin d’obtenir une idée générale de son taux.

Le protocole long est communément appelé test ELISA. Cette méthode est beaucoup plus précise, car elle compare l’échantillon analysé avec 5 contrôles de 0, 0.5, 1, 2 et 6 ppm de concentration.

Indice de chute
Le principe du test est de mesurer le taux de germination du blé.

LabFallingNumberNous débutons le test en préparant un broyat de l’échantillon de blé à analyser. Dans une éprouvette, nous mélangeons le broyat à de l’eau distillée, nous ajoutons une tige et nous déposons le tout dans un bain-marie où de l’eau est chauffée à 100oC. Dans l’instrument, la tige mélange les ingrédients durant 60 secondes et se dépose tout en haut de l’éprouvette. Tout comme l’amidon de maïs (communément appelé « corn starch »), en chauffant, le mélange d’eau et de farine forme un gel d’une consistance plus ou moins ferme. La tige doit traverser ce mélange complètement. L’indice de chute est donc le temps, en secondes, que la tige prend pour traverser le gel d’amidon. Ce qui détermine la fermeté du gel est le taux de germination du blé. Lorsque le blé se prépare à germer, des enzymes (ce sont des protéines) coupent les grosses molécules d’amidon en sucres simples. Les sucres simples ne permettent pas la formation d’un gel ferme lorsque chauffés. Donc, si l’activité enzymatique est élevée, le gel est mou et le temps de chute sera faible. Au contraire, si l’activité enzymatique est faible, le gel est ferme et le temps de chute sera élevé.

En agronomie, ces sucres simples sont essentiels pour permettre au grain de blé de créer une nouvelle plante. En panification, les sucres simples sont utilisés directement par les levures comme nourriture prêt-à-manger; la fermentation est donc accélérée donnant des pâtes collantes, qui se déchirent ou qui manquent de tenue et un pain à la croûte foncée avec une mie grasse (texture pas tout à fait cuit).

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