jeudi, 13 avril 2017 22:45

Large, commercial… and organic

Agri-Fusion says its choice to go organic is a business no-brainer, with a collaborative new management design to make sure it pays

Agri-Fusion’s four owners of Quebec largest organic farm never looked back at their choice to go organic. Whether it’s wheat, corn, soybeans, beans or peas, organic crops earn them twice as much per acre as conventional crops, and they cost much less to produce.

It’s a point I heard again from 67-year-old Gilles Audette, one of those four founders. Audette is a passionate man, and he showed it when we met in the cafeteria of the company’s grain centre, where he was moving into his office in the company’s brand new 14,000-sq. ft. headquarters, completed on budget at a cost of $3 million.

samedi, 06 mai 2017 00:00

L'avenir est dans le pré bio

Les voitures autonomes qui roulent sans conducteur font beaucoup jaser. Dans les champs d’Agri-Fusion 2000, ça fait déjà au moins cinq ans qu’une dizaine de gros tracteurs sèment, sarclent, récoltent et labourent de façon autonome les quelque 2 500 hectares de cultures 100 % bio de l’entreprise. « Il y a un conducteur à bord, mais il ne touche pas au volant. Tout est contrôlé désormais au centimètre près par ordinateur et par GPS », soutient Gilles Audette, président de l’entreprise Agri-Fusion 2000, à Saint-Polycarpe.

lundi, 26 septembre 2016 00:00

Québec, la mecque du haricot sec bio

« Nos clients européens souhaitaient nous acheter des haricots secs bio depuis deux ans et cette année, nous sommes en mesure de répondre à la demande avec 150 tonnes provenant d’agriculteurs québécois. L’an prochain, nous doublerons ce volume. Le marché est très prometteur », mentionne Pierre-Marc Brodeur, propriétaire de Haribec, une entreprise exportatrice de légumineuses située à Saint-Aimé, en Montérégie.

Les premières tonnes de haricots viennent tout juste d’être récoltées. Ils sont d’une qualité qui réjouit M. Brodeur. « Nous avons au Québec des agriculteurs biologiques qui travaillent bien et des fermes de bonne dimension, qui ont la capacité de produire des volumes intéressants de haricots bio », ajoute-t-il.
Surtout qu’à 2 000 $ la tonne pour des haricots bio, comparativement aux 1 100 $ offerts au conventionnel, la prime a de quoi motiver les producteurs.

L’expertise québécoise
La compagnie Haribec commercialise près de 5 000 tonnes de haricots cultivés sous régie conventionnelle. Sans vouloir se lancer des fleurs, M. Brodeur affirme que les haricots du Québec ont très bonne réputation à l’international, notamment en raison du souci du détail des agriculteurs d’ici et des procédés efficaces de nettoyage et de criblage. Si les commandes stagnent pour les cultures conventionnelles, dans le bio, la demande est croissante et peu de joueurs semblent présents pour l’instant sur ce marché. M. Brodeur a bien flairé cette opportunité. « Nous sommes pratiquement les seuls à exporter du haricot romain bio, une variété très populaire en Europe. Étant donné que notre réputation est déjà bonne auprès de la clientèle européenne, nous travaillons pour devenir la référence mondiale du haricot sec bio d’ici cinq ans », assure M. Brodeur.

Des producteurs assurent
À Saint-Polycarpe, la ferme Agri-Fusion 2000 vient de récolter 20 ha de haricots secs bio. « J’ai adoré pratiquer cette culture, commente d’emblée le copropriétaire Gilles Audette. Nous avons obtenu de bons rendements avec 1,6 tonne à l’hectare, et ce, considérant que nous aurions vraiment pu faire mieux si on n’avait pas manqué d’eau dans notre région. Nous avons aussi observé très peu de pertes avec cette culture », ajoute-t-il. Et comme avantage majeur, les haricots se récoltent avant le soya, ce qui répartit mieux l’utilisation de sa moissonneuse-batteuse. « Si le marché est là, nous pourrions produire 200 hectares de haricots l’an prochain », lance-t-il.

Lorsque la Terre contacte Sylvain Raynault, qui habite près de Joliette, il s’apprête à démarrer sa récolteuse à haricots. Il a essayé cette culture sur une vingtaine d’hectares. « Ç’a été moins difficile que je l’aurais cru. Il n’y a eu pratiquement pas de maladies et le contrôle des mauvaises herbes s’est bien déroulé. Le rendement ne semble pas très élevé, mais je dois avouer que ce n’était pas mon meilleur champ. Je te donnerai mes conclusions en fin de journée », dit celui qui cultive plus de 1 000 hectares sous régie biologique.

Gilles Audette, un des quatre fondateurs d’Agri-Fusion, ne regrette pas d’avoir fait le virage bio au début des années 2000. À 67 ans, l’entrepreneur carbure toujours à l’agriculture biologique pratiquée sur 2200 ha.

On ne pense pas en terme de rendement en Tm/ha, mais en dollars/ha.

Les rendements de maïs bio obtenus chez Agri-Fusion sont par exemple 80 % de ceux obtenus dans le maïs conventionnel. Mais qu’est-ce qui est le plus payant, récolter 12 Tm/ha de maïs conventionnel à 200,00 $/Tm ou 9,1 Tm de maïs bio à 525,00 $/Tm? demande-t-il.

On touche le double dans le bio soit 4 800,00 $/ha versus 2400,00 $/ha dans le conventionnel.

L’écart est en encore plus grand dans la culture de soya où, à 3,1 Tm/ha, il n’y a pas de différence de rendement entre le bio et le conventionnel, estime Gilles Audette. Mais le soya bio commande un prix de 1100,00 $/Tm versus 450,00 $/Tm pour du soya conventionnel, ce qui représente un gain de 3410,10 $/ha pour le bio et de 1395,00 $/ha.

Les grandes cultures biologiques coûtent aussi moins cher à produire.

On économise près de 1,5 million $ par année en semences OGM, en engrais et en pesticides.

Mais attention, d’ajouter le producteur

dans le bio il n’y a pas de place à l’erreur!

Il faut d’abord avoir des terres bien nivelées et bien drâinées. Et il faut apprendre à combattre l’ennemi numéro un du bio, les mauvaises herbes!

Les Américains ont oublié le désherbage mécanique et ne jurent que par les OGM et le Roundup. On s’est tourné vers les Européens pour obtenir de la machinerie.

Il faut aussi gérer l’apport d’azote et éviter la compaction provoquée par les nombreux passages de machineries. Mais le copropriétaire de la PME du bio québécois assure que le jeu en vaut la chandelle.

Pour en savoir plus, lire l’article publié dans l’édition du Bulletin des agriculteurs d’avril 2016.

Agri-Fusion est fier d'être partenaire de la 2e édition de la Conférence scientifique canadienne en agriculture biologique qui se tiendra du 19 - 21 septembre 2016 à l'hôtel Sandman à Longueuil.

Pour cette occasion, Agri-Fusion sera l'hôte d'une visite organisée par la Conférence scientifique en agriculture biologique dans l'une des fermse biologiques.

Pour plus d'informations, consultez le site web du Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec (CRAAQ).

David Savoie s'est rendu à St-Polycarpe, en Montérégie, où l'entreprise Agri-Fusion, un pionnier dans la production agricole de grandes cultures biologiques, démontre que la rentabilité de ce type de production est au rendez-vous, mais au prix d'efforts importants...


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